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Marina s'en va ailleurs.
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# Posté le mercredi 25 mars 2009 15:59

Modifié le jeudi 26 mars 2009 16:34

Douce mélancolie
Demain, le printemps. Ca fait au coeur un petit pincement.
J'accepterai la douleur, d'accord aussi pour la peur. Je connais les conséquences, et tant pis pour les pleurs. J'accepte quoi qu'il en coûte, tout le pire du meilleur. Je prends les larmes et les doutes, et risque tous les malheurs. Tout mais pas l'indifférence. Tout mais pas ce temps qui meurt, et les jours qui se ressemblent, sans saveur et sans couleur. Et j'apprendrai les souffrances, et j'apprendrai les brûlures. Pour le miel d'une présence le souffle d'un murmure. J'apprendrai le froid des phrases. J'apprendrai le chaud des mots. Je jure de n'être plus sage. Je promets d'être. Je donnerais des années pour un regard, des châteaux des palais pour un quai de gare. Un morceau d'aventure contre tous les conforts, des tas de certitudes pour désirer encore. Echangerais années mortes pour un peu de vie, chercherais clé de porte pour toute folie. Je prends tous les tickets pour tous les voyages, aller n'importe où mais changer de paysage. Echanger ces heures absentes, et tout repeindre en couleur. Toutes ces âmes qui mentent et qui sourient, comme on pleure.__Ce cher Goldman.

# Posté le mercredi 18 mars 2009 19:11

Modifié le vendredi 20 mars 2009 12:39

Nostalgie de fin d'hiver.
Elle marche lentement le long du trottoir, zigzaguant entre les passants, tous autant préssés de rentrer chez eux. Il est dix neuf heures et quelques, le solei ne tardera pas à se coucher en ce soir de Mars, et elle, elle marche encore. Elle ne sent plus le souffle du froid, du vent sur elle. Elle ne ressent plus rien, ni même la souffrance qu'il a ainsi obligé à se dégourdir plus ou moins les jambes. Elle est vide. Les gens se pressent tout autour d'elle, lui fonçant quelques fois dessus, la bousculant, mais elle s'en fiche. Elle marche toujours. Tant d'agitement sur ce petit bout de troittoir, chaque individu ayant pour seul et unique but de rejoindre leur habitat, et se mettre au chaud. Et elle, elle n'a aucun but ce soir, pas d'endroit où aller. Ses yeux balayent d'un regard la foule devant elle. Elle regarde sans vraiment regarder, en fait. Même ses yeux sont éteints, vides. Elle ne sait pas où aller, mais tant pis. Elle marche. Plus rien n'a d'importance, si ce n'est le fait de continuer à mettre un pied devant l'autre. Plus rien ne l'oblige à continuer d'avancer, mais elle le fait tout de même. Parce qu'elle n'est plus capable de rien, sauf de ça. Elle a l'impression de ne plus appartenir à ce monde, à sa propre vie, c'est comme si elle marchait sans être vraiment là. Juste là physiquement. C'est comme si elle pouvait continuer à présent à avancer sans rentrer en contact avec les passants. Enfin si, mais elle ne les sent même plus. Comme si plus rien ne pouvait l'atteindre. Elle se sent désormais invinsible, pratiquement invisible. Le regard d'autrui lui importe maintenant peu. Elle se sent seule, certes, mais tellement invinsible, tellement ... mieux. Elle peut dès à présent choisir sa propre voie, sans l'avis des autres pour influence. Elle marche eternellement, toujours sans but précis. C'est comme si tout était au ralenti aussi, comme si elle pouvait enfin controler la vitesse à laquelle passe le temps. Son temps, dans son monde. Comme si elle pouvait tout contrôler. l'envie de survivre revient. L'énergie qu'elle avait perdue revient aussi. L'espoir réapparait également. Elle ne marche plus, non, présent elle court, de plus en plus vite. Les gens s'écartent sur son passage. Tous. Excepté un. Il lui fait barrage, elle se le prend en pleine face, mon Dieu que ça fait mal. Elle s'écroule sur le dos, le goudron lui parait alors sur le coup tellement brulant. Elle met du temps à revenir à elle. Mais quand ce fut le cas, elle se rend compte d'une chose. C'est lui qui l'empeche d'avancer, et c'est lui qui a en quelque sorte le contrôle sur son monde. Oui, parce qu'il y aura toujours quelqu'un, pour nous empecher de faire ce que l'on veut, et d'aller où l'on veut. Toujours quelqu'un pour vous empecher de vivre pleinement la vie que vous avez choisi_

# Posté le dimanche 08 mars 2009 17:07

Modifié le mardi 17 mars 2009 13:49

*<We Are All On Drugs>*

*<We Are All On Drugs>*
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Toujours le besoin de se raccrocher à quelqu'un.
C'est ma manière à moi de survivre. C'est ma manière de me sentir encore un minimum vivante. Ca me permet de tenir. J'ai ce besoin incessant de m'accrocher à quelque chose. Plutôt à quelqu'un. Je ne me sens pas bien sinon, et je ne serais plus vraiment moi. Il me faut aimer pour tenir. Cela m'est vital. Mes erreurs ne m'apprenent rien, je recommence à chaque fois. J'ai besoin de ça bordel. Et c'est ça le pire, parce que ça fini toujours mal.



And I wish I could quit cuz I'm really sick of it. (8)



Listen : Metro Station - Wish we were older

# Posté le mercredi 04 mars 2009 13:34

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 13:14

____________SAMEDI 28 FEVRIER - 22h52
__E lle éteint la lumière du bureau, ainsi que l'écran de son ordinateur, elle se retrouve plongée dans le noir. La lumière de dehors passe encore à travers les volets de la fenêtre de sa chambre. Alors elle prend la décision de fermer ses yeux. Ca y est, l'obscurité est totale. Elle cherche de ses doigts rongés le petit objet noir, pour parvenir enfin à trouver le bouton pour augmenter le volume de la musique. Assise les jambes croisées sur sa chaise, elle commence à bouger lentement la tête. Droite, gauche, droite, gauche. Le son de la guitare électrique de la chanson Toi T'en Rêves de Narcys lui tape tellement fort sur les tympans, mais elle refuse de baisser le son. Non, ça commence à devenir tellement bon. Et elle pense à Romain, c'est le cas à chaque fois qu'elle l'écoute. Alors son corps commence à bouger au même rythme que sa tête. Han la garce, elle va finir par se lever et danser dans le noir. Et c'est ce qu'elle finit par faire. Elle se lève d'un bond, faisant tomber sa chaise de bureau au passage, elle n'a rien entendu de toute façon, mais peut-être que ses parents si. Elle s'en fiche. Elle fait glisser le mp3 au fond de la poche de son jogging, et replace correctement ses écouteurs. Elle avance au milieu de la chambre, à l'aveuglette, elle ne dègne toujours pas rouvrir ses yeux. Ca y est, elle danse, dans son t-shirt bien trop grand pour elle. Et il faut peu de temps pour que son corps ne devienne plus qu'une plume. Elle se sent bien, depuis la première fois en trois mois. Elle est proche de l'extase. Elle ne fredonne plus les paroles, non, elle les crie à présent. Elle les connait sur le bouts de ses dix doigts. Bordel que c'est bon. Puis la musique change, les premiers accords de So Beautiful résonnent, et seule elle, peut les entendre. Pete Murray commence à chanter, elle s'allonge sur le parquet, fatiguée de sa danse improvisée, toujours les paupières closes. Les paroles de celle-ci aussi, elle les connait par coeur. Elle ne s'entend pas chanter, ce n'est pas grave, mais elle croit avoir largement baissé sa voix. S'entame ensuite le refrain, ses poings le long du corps se serrent, elle sent au passage que ses mains se font de plus en plus moites. Putain que c'est bon. Mais elle sent dejà les larmes monter. Cinq secondes plus tard, elle rouvre les yeux afin de les laisser couler. La souffrance s'en ira un peu, c'est ce qu'elle se dit. Un fil de lumière traverse la chambre, elle revient peu à peu à elle, l'obscurité n'est plus. "God my fingers burn...", elle sanglote, se tourne sur le côté droit. Ca y est, la douleur de ces trois derniers mois commence à sortir, et pourtant elle s'était promise de ne plus jamais verser une larme. Ca sera la dernière fois, cette fois-ci c'est juré. Elle attend la fin de la chanson, mais celle-ci s'arrete dix secondes avant. Merde, il va falloir recharger l'objet. Elle se calme alors, le silence durant plus de quatres minutes. Des prénoms défilent dans sa tête. Shirley. Romain. Clément. Julie. Laura. Ophélie. Adeline. Léa. Caroline. Marion. Mathilde. Mélanie. Coralie. Hugo. Merde, elle doit se relever pour eux. Elle doit réunir ses forces, et se remettre sur ses pieds. Et pourtant, c'est comme si elle était définitvement clouée au sol. Deux minutes de plus passent. Elle est revenu totalement à la réalité. Enfin, elle se lève difficilement, elle se sent lourde, mais lourde. Puis elle va finalement chercher son bureau les mains devant elle. Et une fois trouvé, elle hésite un court moment, mais se décide enfin à rallumer la lumière. Ca lui fait mal au yeux, tant pis elle se contentera seulement de celle de l'écran de son pc. Elle s'asseoit. C'est fini, fini, elle a promis. Et plus tard, à 22h52 elle trouvera la force et l'envie d'écrire encore un article. Le même que celui-là.

Il est 23h35 sur son téléphone, elle vous dit Bonne nuit.



Pour une certaine Julie : Tahoma, taille 11 pour cet article.

# Posté le vendredi 27 février 2009 14:17

Modifié le samedi 18 avril 2009 09:24

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Dis-moi qui sont ces gens, qui se montrent indécents, qui s'embrassent en public ? Moi, je suis seul au monde, je n'ai pas de Joconde pour faire les romantiques. Dis, quelle est cette ville aux éternelles idylles ? J'ai oublié son nom, en connais-tu la route, et le prix que ça coute, d'aimer à perdre la raison ? Dis-moi qui sont ces gens qui promènent en semant la grâce derrière eux ? Rendant plus beau le monde, qui emportent à la tombe leur amour avec eux. Connais-tu leur chemin, le secret qui les tient à la bonne fortune ? Moi, je n'ai que mes mains pour abriter chagrins, quand eux ils ont la lune. Dis-moi qui sont ces gens qui abritent, éclatants, leurs yeux de trop d'orages ? Dis-moi qui sont ces dieux qui des foudres des cieux, savent faire bon usage, et rester hors du temps ? Quand nous autres n'avons que l'hiver pour pâturage pour nos tristes pigeons qui sans destination, nous renvoient nos messages. Dis-moi qui sont ces gens qui rient comme des enfants, qui se donnent la réplique ? Celle des Roméo, des Tristan, des Rimbaud. Celle des grandes musiques. Moi, je n'ai que moi-même pour montrer de mon coeur sa nature impudique. Dis, qui sont ces bourreaux qui me tuent sans un mot, de leurs yeux magnifiques ? Mais, dis, qui sont ces bourreaux qui me tuent sans un mot, de leurs yeux magnifiques ?



Saez, t'es le meilleur putain_

# Posté le samedi 21 février 2009 15:18

Modifié le samedi 21 février 2009 18:54

Listen, and listen again.

< L E T__F R E E D O M__R I N G >




Oublier le passé. Avancer. Avec eux.
C'est fini. Je ne me retournerais plus.
Listen, and listen again.

# Posté le jeudi 19 février 2009 08:55

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 11:59

Il n'y a pas de désespoir plus absolu que celui qu'on rencontre lors des premiers instants de nos premières grandes peines. Quand on n'a pas encore connu ce que c'est de souffrir et guérir, d'être désespéré et de s'en remettre. Georges Elliot

Il n'y a pas de désespoir plus absolu que celui qu'on rencontre lors des premiers instants de nos premières grandes peines. Quand on n'a pas encore connu ce que c'est de souffrir et guérir, d'être désespéré et de s'en remettre. Georges Elliot
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S'e détacher de son emprise. Envoyer valser les choses qu'on a mis tant de temps à battir. Tout gâcher, absolument tout. Abandonner, si près du but. Balancer les souvenirs hantants un esprit tourmenté et torturé. Se dire qu'on parviendra bien à vivre sans, un beau jour. Non, demain ne sera pas un autre jour. Les jours défilants ne sont qu'une succession d'échecs. Tout envoyer en l'air, se dire que les nombreux efforts des derniers mois n'auront servis strictement à rien. Tant d'acharnements, de remises en question pour rien. Ne plus réussir à se satisfaire que de cette seule solution. Oublier ce que c'est que de douter, et d'avoir mal. Tout laisser tomber, si proche du bonheur. Mais finalement plus proche de la haine. Cesser une bonne fois pour toute de donner son coeur, son âme. Cesser de s'auto-détruire pour quelqu'un. Cesser de respirer, de vivre par une seule personne. Ne plus s'accrocher, à en avoir les mains, les bras, le corps entier, fragilisés. Survivre.
__Une idée bien alléchante. Mais âme impuissante.
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# Posté le lundi 16 février 2009 15:25

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 12:00

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Il y eu un éclair, un souffle inattendu. Mes paupres se soulevèrent d'un coup. Les feuilles d'un petit érable s'agitaient encore dans la brise que son brusque départ avait provoquée. Je l'avais perdu.
Je le suivis d'un pas mal assuré, inconsciente de la vanité de mon geste. Il ne subsistait aucune trace de son passage : nulle empreinte, nul mouvement. Je marchais quand même sans réfléchir. Je n'étais capable de rien d'autre. Il fallait que je bouge. Si je cessais de le chercher, c'en était fini. De l'amour, de la vie, de la raison... fini. J'avaais, j'avançais encore, j'avaais toujours. Les heures défilaient qui ne semblaient que des secondes.

[ . . . ]

Le plancher lisse entra en contact avec mes genoux, puis mes paumes, ma joue enfin. J'en appelai à la délivrance de l'inconscience. Malheureusement, je ne m'évanouis pas. Les vagues de souffrance qui, jusqu'à alors, s'étaient contentées de m'effleurer se soulevèrent en rugissant avant de s'abbatre sur moi et de m'engloutir.
Je sombrais.

[ . . . ]

Le temps passe. Y compris quand cela semble impossible. Y compris quand chaque tic-tac de la grande aiguille est aussi douloureux que les pulsations du sang sous un hématome. Il s'écoule de manière inégale, rythmé par des embardées étranges et des répits soporifiques, mais il passe. Même pour moi.

Tentation, Stephenie Meyer
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# Posté le jeudi 12 février 2009 07:44

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 13:19

Au son de la rythmique les ondes sont platoniques, les voix sont atomiques.

Au son de la rythmique les ondes sont platoniques, les voix sont atomiques.
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Quand la musique est bonne. [bonne, bonne ,bonne ] ♫♪

# Posté le mardi 10 février 2009 10:49

Modifié le mardi 10 février 2009 11:23